Histoire de l'Ostéopathie

 

L'ostéopathie de ses origines à nos jours

De l'Egypte ancienne à Louis XV : Les thérapies manuelles avant l'ostéopathie
- Les premières références aux pratiques manuelles se retrouvent en Egypte sur une fresque de la tombe du pharaon Ramsès II où se trouve représentée une manœuvre de mobilisation ostéopathique du coude.
- Au Moyen Age : le Concile de Latran en 1215 interdit la chirurgie et les méthodes manuelles aux clercs en les réservant aux laïcs.
- Du Moyen âge à la renaissance : le traitement des membres et de la colonne vertébrale devinrent pour quatre siècles le domaine exclusif des barbiers chirurgiens.
- Sous Louis XV : réhabilitation de la chirurgie tandis que la médecine manuelle dévalorisée restera entre les mains des rebouteux qui se transmettront empiriquement leur savoir manuel.

Naissance de l'ostéopathie : Andrew Taylor STILL (1828-1917)
Il y a plus d'un siècle, aux Etats-Unis, naissait un concept médical inédit qui devait alimenter pour longtemps une vive et parfois violente polémique entre les tenants d'une médecine classique symptomatique et ceux issus d'un courant novateur basé sur la physiologie stricte. Le fondateur de ce courant, Andrew Taylor STILL, médecin chirurgien pendant la guerre de sécession, découvre par l'observation des "bone-setters" (rebouteux de l'époque) et par intuition personnelle, l'importance capitale de certaines notions fondamentales de physiologie, délaissées par le corps médical de son époque et qui, selon lui, déterminent l'état de santé, la résistance organique aux agressions et l'installation de maladies secondaires à des perturbations mécaniques qu'il qualifie de "lésions ostéopathiques".

1892 : première école d'ostéopathie américaine
Still fonde la première école d'ostéopathie : l'American School of Osteopathy de Kirksville, créant un diplôme de médecine ostéopathique (D.O.), fondamentalement différent de celui de médecine classique (M.D.). L'ostéopathie repose sur les mêmes connaissances approfondies d'anatomie, de physiologie que la médecine classique, mais s'en distingue par sa conception qui consiste à soigner les causes et non les symptômes des troubles et maladies.
En 1917 un disciple de Still, J.-M. LITTLEJOHN crée en Grande-Bretagne la première école d'ostéopathie d'Europe, la British School, à partir de laquelle cette méthode devait rayonner vers les autres pays européens (France, puis Belgique, Suisse, Italie, Espagne, Portugal). Aux Etats-Unis les fondements scientifiques de l'ostéopathie sont étudiés en laboratoire.

1930 : les travaux de Louisa BURNS
Les travaux de Louisa BURNS sur le cobaye démontrent les relations entre les perturbations des relations anatomiques et la mécanique vertébrale dénommées "lésions ostéopathiques" qui entraînent l'installation de réactions inflammatoires au niveau des organes correspondant à l'étage vertébral siège de la lésion. La cartographie de ces correspondances est donnée dans les livres d'ostéopathie tel que "L'ostéopathie deux mains pour vous guérir".
A la même époque, aux Etats-Unis, un élève de STILL, William GARNER SUTHERLAND découvre au niveau des os du crâne et de l'ensemble des enveloppes du corps (les fascias), un micro-mouvement ondulatoire de rythme différent des mouvements cardio-pulmonaires. Son enseignement devait faire considérablement évoluer les techniques d'ostéopathie de STILL, en apportant aux praticiens ostéopathes une finesse d'analyse des micro-mouvements et une forme de traitement très appréciée des malades auxquels elle procure une sécurité d'emploi inégalée sans commune mesure avec les méthodes forcées.

1950 : La Société française d'ostéopathie
Un médecin Robert LAVEZZARI instruit par une ostéopathe américaine élève de Still, fonde la "Société française d'Ostéopathie". Elle regroupe des médecins ayant une pratique manipulative restreinte à la vertébrothérapie. En 1965, un kinésithérapeute français, Paul GENY, crée avec un ostéopathe anglais, Thomas G. DUMMER, l'École française d'Ostéopathie. Ses élèves sont à l'origine du développement du mouvement ostéopathique non médical en France. Les ostéopathes issus de cette filière seront regroupés au sein de l'A.F.D.O., "Association Française des Ostéopathes".
Dans les années 1970, l'ostéopathie se développe en France grâce aux avant-gardistes.Les pionniers ont pour la plupart été formés en Angleterre, aux Etats-Unis et en France par le Docteur DE SAMBUCY, auteur de nombreux ouvrages aux Editions Dangles (épuisés), préconisant l'utilisation rationnelle de l'ostéopathie pour les soins vertébraux au sein de traitements globaux incluant les autres techniques et méthodes, de façon synergiques. Le "Livre du dos" (Dangles) en constitue la synthèse actualisée. Dès 1975, l’ostéopathie avait enfin pignon sur rue, avec l’apposition des premières plaques professionnelles.

1982 : Création du DUMENAT à Bobigny
Création par le Professeur et doyen Pierre CORNILLOT, d'un enseignement en ostéopathie réservé aux médecins à la Faculté de médecine de Bobigny. L'enseignement est dispensé par des non médecins formés en Angleterre. Le mouvement professionnel reste longtemps divisé en associations et écoles, puis connaît une première tentative de regroupement à l'initiative de Fernand-Paul BERTHENET et Michel FISCHER par la création d'une Fédération des Ostéopathes de France (F.O.F.) devenue Union Fédérale des Ostéopathes de France (U.F.O.F.). Les premiers passages de certificats et diplômes en ostéopathie (C.O. et D.O.) sont organisés devant un jury international comprenant : Anglais, Américains, Néo-Zélandais et Français. Un premier registre est créé à l'initiative de Robert PERRONNEAUD-FERRE : le R.O.F.

1984 : Premiers travaux économiques et reconnaissance
Lors des entretiens de Bobigny à Paris, le 11 mars 1984, le doyen de la Faculté de médecine Paris-Nord, Pierre CORNILLOT, posait les conditions préalables indispensables à un processus de reconnaissance :
"La protection du consommateur passe nécessairement par une action des pouvoirs publics, visant à réglementer l'exercice de ces professions (telle celle d'ostéopathe) et non de faire comme si elles n'existaient pas. Je crois que les pouvoirs publics pourraient accepter de prendre en considération les prises de position collectives qui porteraient sur un certain nombre de points :
1 - La garantie professionnelle en matière d'innocuité,
2 - La reproductibilité des techniques,
3 - Les preuves d'efficacité... ".

1986 : Vers une ostéopathie européenne
Les divers courants du mouvement ostéopathique ont créé une dynamique et, après s'être opposés, se sont rejoints 7 ans plus tard au niveau du projet européen. Mis en place par le député européen, Paul LANNOYE en 1993, ce projet tendait à évaluer et harmoniser les professions de santé non conventionnelles au niveau de l'ensemble des pays de l'Union européenne.

1991 : "La santé hors la loi, les hors la loi de la santé"
Première édition de l'ouvrage juridique "la santé hors la loi, les hors la loi de la santé" (Isabelle Robard) faisant l'état notamment, de façon très pointue de la jurisprudence en matière d'exercice illégal de la médecine concernant les ostéopathes. Cet ouvrage servira de référence pour le droit comparé notamment dans le cadre des travaux du député européen Paul LANNOYE. Le 29 mai 1997, à Bruxelles, en session plénière, le Parlement européen adopte le "rapport sur le statut des médecines non conventionnelles". A noter que pour la première fois, un terme spécifique officiel "Médecines non conventionnelles", est retenu par une institution officielle, en l'occurrence le Parlement européen.
Le 4 octobre 2001, l'assemblée Nationale adopte l'amendement 178 présenté par le député Bernard CHARLES, intégré à l'article 52 de la loi " Droit des malades ", amendement reconnaissant le titre d'ostéopathe et de chiropracteur. Octobre 2001, suite au vote de l’article 52 bis du projet de loi Droits des malades devenu article 75, Fernand-Paul Berthenet fonde le S.N.O. (Syndicat National des Ostéopathes).

2002 : Le projet de loi est adopté en première lecture
Il devait bien sûr suivre le parcours normal de tous les textes législatifs, et passer devant le Sénat pour revenir devant l'Assemblée nationale en seconde lecture pour un vote définitif. Le Sénat, après examen par la commission des Affaires sociales, votait le 5 février 2002, un texte reprenant et complétant le texte de l'Assemblée nationale.
Le 6 novembre 2002 à Paris, les seconds Etats généraux de l'ostéopathie se transforment en une association loi 1901, la Coordination nationale des ostéopathes (C.N.O.). L'union des ostéopathes devient réalité !

21 Janvier 2004 : Naissance officielle de la Chambre Nationale des Ostéopathes
Les statuts sont déposés en Mairie de Paris. Pierre Girard est nommé président, Fernand-Paul Berthenet et François Thimjo vice-présidents et Guy Roulier secrétaire général.

3 juin 2006  : Naissance de la CARPPO
Caisse de Retraite complémentaire et de Prévoyance spécifique pour la profession Ostéopathe qui, en 2009 sera intégrée à la CAPSAND.

28 décembre 2007 : Le problème de TVA réglé par la loi
L'exonération de TVA sur les soins des ostéopathes est définitivement légalisée.

Décembre 2009 : La liste ADELI recense 12000 praticiens ayant le droit d’user du titre « Ostéopathe »

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Andrew Taylor Still



























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